Ma visite chez le médecin du sport ou comment bousculer mes certitudes.

Non, mon doc n'est pas aussi sexy. D'ailleurs, c'est une femme.

Non, mon doc n’est pas aussi sexy. D’ailleurs, c’est une femme.

Avant de commencer ma prépa marathon (J-3 mois ahaha, tout va bien.), j’avais bien envie de faire un petit point « médical » avec un médecin du sport. Parce qu’on entend un peu tout et son contraire sur la course à pied, sur ce qu’il est bien de faire ou non. Et aussi, parce que j’entends trop d’histoire de gens qui se blessent, qui sont obligés d’arrêter de courir pendant des mois, etc.

DONC, j’ai pris rendez-vous et voici ce que j’ai appris :

Mon état physique général …

… N’est pas trop mal. Je suis ni trop grosse ni trop grasse. C’est assez drôle d’ailleurs, elle te mesure le gras au niveau du ventre, des bras et du dos avec un espèce d’instrument en pince. On m’avait jamais mesuré les poignées d’amour, belle découverte.
Sinon, j’ai quand même une jambe plus longue que l’autre et un pied un peu tout pourri. M’enfin, rien d’étonnant, c’est de famille.
Et puis niveau cardiaque, je suis normale.
Bref, exactement ce que je pensais : je suis une fille tout à fait « dans la norme », qui ne tapera jamais de chronos de oufs mais qui est plutôt de bonne constitution. Très bien.

L’entraînement, à quelle(s) fréquence(s) cardiaque : les réponses !

Quand j’avais été voir mon médecin généraliste avant mon premier semi-marathon, cette dernière trouvait mon coeur « un peu rapide » après le test de « Ruffier Dickson » (tu sais, le truc où tu es complètement ridicule, à faire 30 flexions en slip/chaussettes devant le bureau du doc). Et elle m’avait donc préconisé de courir « à moins de 130 bpm ». Histoire de situer la chose : 130 pbm, à l’époque, ça revenait à marcher vite pour moi. Super. Génial. Je suis vachement enthousiaste.

Bon, je l’écoute pas totalement, mais j’essaie de bien bien ralentir la cadence quand même, d’autant plus que je n’arrête pas de lire sur le web ou dans les magazines spécialisés qu’il faut courir supra lentement, tout ça tout ça. Alors, quand le médecin du sport me demande à quelle fréquence cardiaque je m’entraîne, je lui dit, presque toute penaude « à 140, 150 bpm », pensant qu’elle allait m’engueuler, du genre « QUOOOI mais vous êtes FOOOLLE, ça va beaucoup trop viiiite ! ».

Bon, effectivement, elle a eu l’air surprise. Mais pas dans le sens attendu. Elle m’a répondu : « heu, mais, vous courez à quelle vitesse à cette FC ? Vous marchez vite ? ».

Et là, joie bonheur, explosion d’enthousiasme : « MAIS OUUUUI, je me fais CHIER, merci docteur !! ».

Et donc, elle m’a expliqué qu’à cette allure, effectivement je ne bossais pas grand chose, que c’était trop lent et que, vu mon âge, je pouvais faire mes sorties longues à 165 bpm sans problème. WAHOU.

Ce que j’en retire

Ce que j’en retire, c’est d’abord qu’il est inutile d’écouter les conseils de tout le monde parce que chaque cas est différent. Bien sûr, 165 bpm pour un coureur chevronné de 45 ans c’est énorme. Mais pour une débutante de 25 ans c’est pas bien méchant.

Ensuite, c’est qu’il faut, je crois, écouter ses sensations et faire confiance à son corps. Il envoie les bons signaux, il faut juste être suffisamment attentif pour les écouter. Je pense d’ailleurs aux propos d’Hélène dans le film LNRUN, que j’ai découvert sur le tard, cette semaine. Se reconnecter à son corps, prendre conscience qu’il est là bien vivant, c’est aussi ce qui nous fait courir et qui nous permet de MIEUX courir. Alors, écoutons-le, il a plein de choses à dire.

Après ça, j’ai chaussé mes baskets et j’ai été courir mes 20 min de footing de veille de course au feeling. Et putain, ça fait du bien de juste … courir. Sans l’oeil rivé sur le cardio, sans se freiner constamment.

Publicités

6 réflexions sur “Ma visite chez le médecin du sport ou comment bousculer mes certitudes.

  1. Tu n’as jamais essayé de calculer de fréquence cardiaque max avec un test de terrain ? Ça peut-être utile pour se « situer ».
    Mais sur le fond je suis du même avis que toi : rien n’est aussi bon que de courir en se fiant uniquement à ses sensations !

  2. Sans endurance fondamentale, point de salut… Surtout si tu prépares un marathon. Comme son nom l’indique, c’est le socle, les fondations de ton entraînement. Sans ça, pas de progrès durable.

    Vu ton âge je pense que ton médecin est dans le vrai et que tu peux allez facilement au-delà de 140/150 bpm. Un demi-test de cooper (6 min à fond sur piste, après un bon échauffement) te permettra de connaître ta FC et donc les plages de fréquences cardiaques à travailler prioritairement.

    Sinon, oblige-toi à faire des sorties longues de plus de 1h30 ou le double de ce que tu fais habituellement. Fatalement tu réduiras ton allure pour courir en endurance. Au fils des séances, tu vas te rendre compte que tu coures de plus en plus sans que ton rythme cardiaque s’emballe pour autant. Tu pourras alors te permettre de pousser le moteur et de travailler les fréquences élevées. C’est paradoxal mais pour courir vite, il faut avoir couru lentement (et longtemps).

    Désolé, je ne veux surtout pas jouer au coach relou mais je suis passé par là et j’ai fais pas mal d’erreur au début. Alors si je peux te faire gagner du temps…
    Le tout n’est pas de tomber dans l’obsession et de continuer, comme tu le fais à te faire plaisir. Cale-toi juste une séance par semaine un peu chiante (au début) mais très bénéfique (et du coup plus chiante quand tu en verras les bénéfices).

  3. Ahah, mais moi je suis preneuse d’un coach ! Je suis tout à fait à l’écoute des conseils de runners bien plus aguerris, donc merci. Effectivement, je vais reprendre les sorties longues dès cette semaine pour préparer un semi-marathon … Et puis le marathon !
    Hier, j’ai fait des 30/30 et mon coeur est monté à 202 bpm … Mais même à l’échauffement, mon coeur monte vite à 160. J’ai peut-être juste le palpitant un peu faiblard ?!
    Petite, quand je faisais de l’athlé en club, je me souviens qu’on nous faisait souvent prendre notre pouls après une séance de demi-fond … ma FC était toujours plus élevée que les autres (j’étais pourtant pas trop mauvaise, mais j’ai l’impression que c’est juste parce que je suis tenace). Pas bon signe hein ?

  4. Avoir une FC Max élevé est plutôt un atout mais ça ne suffit pas. L’important est d’avoir l’écart le plus grand possible entre ta FC Max (qui baisse irrémédiablement avec l’âge) et ta FC de repos (qui baisse également mais grâce à un travail en endurance).

    Connais-tu ta FC de repos ?
    Pour ça, il faut la mesurer le matin au réveil en restant allongé. Cette FC doit bouger au fil des entraînements. Un sportif endurant descend en dessous de 60 bpm (34 bpm pour Killian Jornet !).
    Mesure-là plusieurs matin (1 matin sur 3 par exemple) sur 2 semaines ou 1 mois pour déterminer la moyenne de ta FC de repos (une FC de repos plus basse que la normale peut être aussi un signe de fatigue).
    Une fois que tu connaîtra cette FC de repos, tu détermineras tes fréquences de travail non pas en rapport avec ta FC Max, mais par rapport à ta FC de réserve (FC de réserve = FC Max – FC de repos).

    C’est mieux expliqué ici -> http://entrainement-sportif.fr/karvonen-frequences-cardiaques.htm

    A plus.

  5. Alors, je connais ma FC au repos mesurée justement par ma doc à l’occasion de cette visite que je relate. Elle a mesuré 64.
    Après, c’est vrai qu’elle l’a prise à peine après que je me sois allongée sur la table. Donc, je vais essayer de faire comme tu me l’expliques, c’est peut-être un poil plus bas ! See you 🙂

Me laisser un petit mot !

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s