Mon 1er semi : 17 km de bonheur, 4,1 km de douleur

semi

J’ai couru mon premier semi-marathon à Rouen en octobre dernier. Je voulais le terminer sous les 2 h. Défi relevé au temps réel, pas au temps officiel. Récit.

Temps réel : 01:59:51 (tout juste hein !)
Temps officiel : 02:00:31
Classement général : 826/981 (AÏE !)
Classement catégorie : 43/71 (re-AÏE !)

Départ sous la pluie. Normal pour une course d’automne me direz-vous. Oh, rien de bien méchant, un petit crachin de rien de tout. Limite, c’est rafraîchissant. Ça ne durera pas, vous verrez plus tard.

Je pars avec une copine qui fait un « demi-semi ». Elle court régulièrement mais ne s’entraîne pas à proprement parler. On part sur le même rythme : environ 11 km/h. Je suis à l’aise, les premiers kilomètres sont jouissifs(et en descente, ce qui n’enlève rien à l’impression de facilité de la chose). Un point de côté me foudroie après un virage et un changement de rythme (ah, ça descend plus là ?). Ça m’apprendra à parler en courant . Bref, je respire et parviens à m’en débarrasser.

Au 6ème km, ma pote ne me suit plus. Je me retrouve donc alone in the dark. Pour autant, j’ai la forme et je suis sur les bases d’un « bon » chrono : cool !

Au 11ème, la météo se déchaîne. Énorme averse de pluie puis de grêle. En 30 secondes, je suis trempée de la tête aux pieds. Mon short me colle aux cuisses et mes chaussures font pouic-pouic. Le public déjà maigre auparavant a carrément  déserté les bords de la route. Là, tu es vraiment, vraiment seul.

Au 15ème, je pense pour la première fois à la fatigue. Et puis, ce parcours n’est pas terrible : on fait des boucles en ville, dans un quartier pas forcément joli et plutôt vide de tout spectateur.  Beaucoup de relances aussi : des trottoirs, des faux-plats.

Au 17ème, c’est RÉELLEMENT le début de la fin. Je ne crois pas qu’on puisse parler de mur pour un semi, mais c’était assez difficile. Plus de jus, le moindre kilomètre me semblait interminable, je n’avançais plus. Adieu le beau rythme du début. Je crois aussi que je me suis mal ravitaillée, j’aurais du manger quelque chose, plus tôt dans la course. J’ai eu la mauvaise idée de prendre un quart d’orange au ravito du 15ème : grave erreur ! Paye tes brûlures d’estomac !

Bref, heureusement, mon boy me soutient au 17ème. Il me donne de l’eau et un gel (qui ne passera pas très bien), m’encourage. Quand je vois les photos qu’il a prises, je suis littéralement BLANCHE. On voit clairement que je suis dans le mal.

Je termine et arrache quand même un sprint (enfin, il me semblait que c’en était un) à l’arrivée.

Dans le SAS, une dame me dit :

Si vous voulez, l’infirmerie est là sur la gauche.

OK. J’ai l’air si mal que ça ??

Mon boy me tend des vêtements secs, me félicite, I DID IT !

Au total, je crois que j’étais très heureuse de finir et aussi de tenir mon objectif de chrono, aussi borderline soit-il. Je crois que musculairement, je n’étais pas encore prête pour le semi. Je n’avais repris la course à pied que 3 mois avant la course, après une longue période d’arrêt. Et puis, avant ça, je n’avais jamais été vraiment régulière.

BREF, quoi qu’il en soit, malgré la douleur (les 300m pour rentrer chez moi ont été un calvaire), c’est la fierté et l’envie de recommencer qui m’a habitée …

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9 réflexions sur “Mon 1er semi : 17 km de bonheur, 4,1 km de douleur

  1. À vrai dire, j’avais déjà couru un peu auparavant mais j’arrêtais de m’entraîner tous les deux mois. Forcément, c’est moyen efficace ;).
    Le prochain, ce sera en avril sans doute, en prépa marathon !

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  4. Si, si le mur au semi existe (je le sais, je me le suis pris en pleine face 2 années de suite à Genève) et il se situe au 17ème 😉

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